28 septembre 2010

Walking Dead : Un Monde Parfait

Rick et son groupe de survivants sont de retour dans le Walking Dead #12, paru ce mois.

Rick et ses compagnons, après moult péripéties, arrivent enfin en vue de Washington. Dans la capitale dévastée, ils espèrent trouver la cause de l'épidémie qui a transformé la majeure partie de l'humanité en zombies.
Contre toute attente, ils rencontrent en fait un homme qui leur apprend l'existence d'une communauté organisée. Il leur propose de la rejoindre. La tentation est grande, car cela signifierait la fin de leur errance. Un endroit sûr, de la nourriture, de nouveaux visages... mais comment faire confiance à des inconnus dans ce nouveau monde ? Surtout après l'attaque du gouverneur et de ses hommes.
Le groupe est divisé. Certains veulent y croire, d'autres ont déjà trop appris à se méfier de ce prédateur qu'est l'homme pour pouvoir compter sur quelqu'un d'autre qu'eux-mêmes. Mais pour le meilleur ou le pire, les rescapés, qui sont devenus des amis, ne se sépareront pas.
Ils vont découvrir un havre de paix. Un lieu où les enfants peuvent jouer librement, où l'on peut se promener dans les rues sans avoir de flingue sur soi, un monde presque parfait en somme. Un peu trop peut-être.

La sortie - et surtout la lecture - d'un tome de Walking Dead est toujours un grand moment. Ce douzième opus n'échappe pas à la règle et se lit avec un plaisir immense. Robert Kirkman, au scénario, continue de développer cette superbe saga, quant aux dessins, ils sont toujours signés Charlie Adlard.
Ces six épisodes (132 planches tout de même !) permettent d'installer un nouveau décor et de découvrir de nombreux protagonistes. Après l'attaque de la prison et le fort sentiment d'isolement et de descente aux enfers qui avait suivi, c'est donc un peu le début d'un nouveau cycle. Cette fournée contient moins de gros cliffhangers mais s'avère, malgré le côté faussement "calme" de l'ensemble, particulièrement tendue. La suspicion et la paranoïa sont omniprésentes et un véritable sentiment de malaise émane parfois de certaines scènes.
Les textes sont toujours aussi soignés, tout comme la psychologie de personnages que l'on a maintenant appris à connaître. Ces chapitres ne sont pas ceux qui contiennent le plus d'action ou d'horreurs, mais paradoxalement, ils n'en sont que plus impressionnants et reflètent parfaitement le sentiment de danger diffus, mais bien réel, consécutif à la perte de tout repère et à ce qu'il faut bien appeler la fin d'une civilisation.

La traduction est un modèle du genre, sans aucune bavure, et comme d'habitude, un résumé des épisodes précédents et de petites fiches de personnages permettent de bien se remémorer l'essentiel des évènements avant de se plonger dans la suite.
A se procurer au plus vite !



Le Coin des Spoilers

Attention, si vous n'avez pas encore lu ce tome #12 (ou les épisodes #67 à #72 de la VO), ce qui suit dévoile des moments importants de l'intrigue.
Juste deux petites choses sur lesquelles j'aimerais avoir quelques avis (merci toutefois, dans vos commentaires éventuels, de vous baser uniquement sur les épisodes déjà publiés en France).
Tout d'abord, cette façon de "ranger" les armes dans la nouvelle communauté me semble d'une stupidité peu commune. Pas scénaristiquement (cela pourra peut-être s'expliquer ou bien tout simplement Monroe est idiot), mais du point de vue des personnages. Déjà, dans un tel contexte, il n'est pas très prudent de se balader désarmé, même si l'on pense être plus ou moins en sécurité, mais surtout, en cas d'incendie de l'armurerie, ils se retrouveraient donc sans aucun moyen de défense. La logique élémentaire voudrait qu'au contraire, l'on ne mette pas tous les oeufs, ou plutôt les flingues, dans le même panier...
Dans un tout autre registre, cette communauté semble assez étrange mais, bizarrement, ce n'est pas "Davidson" et ce qu'il a bien pu faire qui m'intrigue mais plutôt le gamin avec un cocard. Je trouve que la planche dans laquelle Rick l'aperçoit pour la première fois est d'une force incroyable. Elle commence par un rassurant "tout va changer maintenant", on voit les enfants qui jouent, insouciants, puis on découvre l'oeil au beurre noir et il y a ce plan sur Rick, qui ne dit pas un mot mais dont le regard semble dire "putain, ça, ça pue vraiment !" ;o)
Bref, je suis pressé de voir ce que cela cache, d'autant que l'explication de la balle dans l'oeil n'aura sans doute convaincu personne.



ps : je termine sur une variant cover un peu spéciale qui m'avait échappé. Il s'agit des personnages de TWD revisités dans un style super-héroïque à l'occasion du numéro #50 de la série. Plutôt amusant de voir ces têtes connues dans de tels accoutrements.



Chroniques précédentes sur la série :